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france 2 [Rugby] Pour fêter ses cent ans de présence dans le Tournoi, le XV de France rêve de renouer avec la victoire et de faire enfin preuve de la constance qu’il lui manque.



Alors que les Bleus s’apprêtent à effectuer leurs premières envolées et placages dans le Tournoi des six nations version 2010, une ombre continue de planer sur Marcoussis. Trois mois ont presque passé depuis les tests de l’automne mais l’exploit sud-africain et la giffle néo-zélandaise sont encore dans tous les esprits. Certainement parce que ces matches de novembre 2009 symbolisent trop bien le visage à deux facettes de l’équipe de France version Lièvremont et résument aussi plus largement l’histoire du rugby tricolore.

Capable d’exploits insoupçonnés et de coups de mou inexplicables, les Bleus paient leur manque de constance. Pour tenter d’y remédier et se montrer performants sur les cinq matches qui les attendent, les hommes du capitaine Thierry Dusautoir ont opté pour la thérapie de groupe durant la semaine qu’ils viennent de passer à Marcoussis. « Constance », le mot a été répété à l’envi, comme un leitmotiv, par entraîneurs et joueurs comme pour conjurer le sort, écarter les mauvaises ondes. Premier à montrer le chemin à suivre, Marc Lièvremont se veut ferme : « Evidemment, nous avons l’ambition de gagner ce Tournoi. Depuis dix-huit mois, les joueurs ont montré qu’ils étaient capables de battre les meilleurs mais il y a toujours ce manque de constance dans les résultats. Nous n’avons pas été capables d’assurer une série de trois victoires consécutives. Les joueurs doivent avoir cette exigence d’imposer leur rugby. »


Un calendrier abordable

La perspective est tentante, les circonstances propices. Avec un calendrier qui leur offre deux déplacements pour trois réceptions, les Bleus possèdent une occasion en or de reconquérir un Tournoi qui leur a échappé lors des deux dernières éditions depuis trois ans. L’opportunité est d’autant plus belle que les Tricolores pourront compter sur le soutien des 80.000 spectateurs du Stade de France face à leurs deux principaux rivaux, l’Irlande et l’Angleterre.

Des éléments positifs qui ne doivent pas faire oublier les difficultés du moment. Les premières sont d’ordre conjoncturel et concernent l’hécatombe de blessures qui a frappé le XV au coq ces dernières semaines. Aux forfaits de Fabien Barcella, énorme depuis un an, et de Damien Traille, l’homme à tout faire des lignes arrière, sont venus s’ajouter ceux de Sébastien Chabal et Jean-Baptiste Elissalde durant les dernières heures. Des absences difficiles à compenser. L’autre problème, plus structurel celui-là, concerne l’équilibre de l’équipe. A très fort tonnage derrière, elle présente un paquet d’avants plus taillé pour le grand large que pour l’affrontement au près.

Le traumatisme de l’Angleterre

Probablement viable pour affronter les Ecossais mais beaucoup moins lorsqu’il faudra défier les Irlandais le 13 février. Quels que soient les moyens mis en place, les Bleus n’auront de toute façon pas vraiment le choix s’ils veulent se positionner dans le gotha mondial à moins d’un an et demi maintenant de la prochaine Coupe du monde en Nouvelle-Zélande.

Il faudra gagner et convaincre. Il faudra surtout éviter des déconvenues comme celles de l’année dernière face à l’Angleterre (34-10) qui traumatise encore le capitaine de l’époque Lionel Nallet : « Nous avions vraiment été nul. On avait pris une branlée et j’espère ne pas revivre une telle débacle. » Son successeur Thierry Dusautoir devra trouver les mots pour fêter dignement les cent ans de l’équipe de France dans un Tournoi qui n’a pas pris une ride.

Rugby : Ecosse/ France
Fabien Galthié, le consultant préféré des internautes de «L’Equipe-Mag» dans la catégorie Omnisports sera aux commentaires...

Tag(s) : #Rugby

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