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logof2[Rugby] Tournoi des VI Nations 2012. 3e journée. Ecosse / France. A Murrayfield, à Edimbourg. A suivre en direct à 16h00 sur FRANCE 2 !

 

Les Bleus défient, dimanche, lors du Tournoi des six nations, les écossais joueurs mais peu productifs.

Des fourmis dans les jambes. À la suite de la calamiteuse annulation du match contre l'Irlande, le XV de France n'a rien eu à se mettre sous la dent depuis trois semaines. En déplacement à Édimbourg, la troupe de Philippe Saint-André va, sans transition, se remettre très vite dans le rythme. Car les joueurs des Highlands sont du genre à accélérer les débats, à mettre la main sur le ballon et à multiplier les temps de jeu. Du mouvement à outrance, des séquences interminables, dépassant allègrement les quatre minutes.

Pour son deuxième match -le premier à l'extérieur- à la tête des Bleus, le nouveau patron des Bleus s'attend à «un gros test dans la stratégie, dans le un contre un, mais aussi physiquement». Car, entre les Bleus qui n'ont pas joué depuis trois semaines et ceux sur le pont le week-end dernier en Top14, l'état de forme de sa troupe est disparate. Le successeur de Marc Lièvremont en est même réduit à prier pour que ses joueurs n'aient «rien perdu de la caisse qu'ils avaient en Coupe du monde»…

Apôtre d'un pragmatisme basé sur le triptyque conquête, occupation du terrain et prise de la ligne d'avantage, PSA misera sur la puissance pour contrer le «rugby casse-briques» des Écossais. Il a, en ce sens, reconduit intégralement le XV de combat qui aurait dû se mesurer aux puissants Irlandais. «Il faudra être très agressif dans les duels, qu'ils subissent les premiers impacts», insiste Saint-André. Imposer sa densité physique pour contrer les déferlantes du XV au Chardon. L'omniprésent Pascal Papé, qui va se frotter à l'hyperactif Richie Gray, plante le décor: «On connaît les qualités de l'Écosse: vitesse, conservation du ballon et bonne conquête, grâce à un des meilleurs alignements d'Europe. Ça risque d'être compliqué…»



«On les respecte»
Cette semaine à Marcoussis, on a rabâché à l'envi sur le thème des temps de jeu écossais. Un peu trop? «C'est peut-être la nation au monde qui conserve le mieux le ballon , ose le sélectionneur tricolore. Il faut essayer de tuer le temps et l'espace.» Étouffer la combustion de ce Chardon ardent. Car l'ovalie dans les Hautes Terres est, dit-on, en constant progrès. Cette saison, en Coupe d'Europe, Glasgow et Édimbourg n'ont d'ailleurs pas perdu face aux écuries «Frenchy», le Racing et Montpellier, les Héraultais parvenant seulement à arracher le match nul à domicile (13-13) contre Glasgow…

En équipe nationale, la courbe ascendante est moins perceptible. Depuis cinq ans, les Écossais surfent sur le rythme pataud d'une seule victoire par Tournoi (plus un nul en 2010). «Ils ne sont pas toujours très incisifs mais ils attendent que la défense adverse s'oublie pour s'engouffrer dans la faille», détaille l'ailier Julien Malzieu.

À défaut d'être brillante, l'entrée en matière du XV de France, il y a trois semaines, avait été efficace (quatre essais) face à l'Italie. Mais les Tricolores, avec leur statut de vice-champions du monde à assumer, n'ont guère droit à l'erreur face à une équipe qui ne les a battus qu'une seule fois (20-16 en 2006) en treize confrontations depuis 2000. «C'est une équipe que l'on bat souvent parce qu'on les respecte, mais aussi parce qu'on connaît leurs qualités et leurs défauts, avance Imanol Harinordoquy, de retour dans le pack français. Il faudra être présent dans le combat et l'agressivité pour ne pas qu'ils mettent leur jeu en place.»

Pas le moment, donc, de se laisser bercer par le renversant Flowers of Scotland qui sera repris en chœur par les 67.144 supporters d'un stade de Murrayfield à guichets fermés pour la première fois depuis… 1994! «Cet hymne donne des frissons», confie Dimitri Szarzewski. Des frissons, Aurélien Rougerie en a connu aussi à Édimbourg, il y a deux ans. Dès le coup d'envoi, il s'était jeté bille en tête sur un adversaire et blessé à l'épaule. Obligé de sortir après «3min26, de mémoire…». La bataille de dimanche sera une guerre d'usure. «C'est sur la durée qu'il ne faudra pas se louper, prévient-il. Tout va aller plus vite. Il va falloir courir vite et longtemps.» Pour tenir le rythme fou.
 
 

 

Source SPORT24

Tag(s) : #Rugby

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