Un voyage en Italie n'est jamais anodin. Ce soir à Parme, la confrontation avec les Azzurri est chargée de symboles. A commencer par celui d'une équipe de France qui a commencé à restaurer son image.

Car la désillusion d'un Euro où les Bleus auront marqué les esprits par un comportement pathétique, a évidemment laissé des traces. Et quelques joueurs sur le carreau: Nasri, Mvila, Mexès....

Mais depuis le 16 octobre dernier et un match nul (1-1) face aux champions du monde espagnols, l'air est beaucoup plus respirable pour les Bleus.

Synonyme de quasi-victoire, cette rencontre n'avait rien d'amicale et comptait bel et bien pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2014.

Deschamps : "Un groupe est né
"


Avec envie, conviction et parfois autorité, les hommes de Deschamps se sont enfin fait plaisir. Et ont fait plaisir. "Il y a eu des émotions fortes et collectives qui font plaisir à voir. Pour en avoir parlé avec beaucoup de personnes, le fait d'avoir vibré a certainement créé un attachement un peu plus important à cette équipe de France", s'avance le sélectionneur qui veut croire "qu'un groupe est né". C'est là une partie de l'enjeu qui se jouera ce soir sur la pelouse du stade Ennio-Tardini.

Il n'est pas demandé aux Bleus de s'imposer face aux vice-champions du monde. Si les intentions étaient les mêmes que celles affichées à Madrid cela suffirait presque. Mais Didier Deschamps, catalogué comme "le plus italien des sélectionneurs français", n'est pas venu à Parme pour rendre une visite de courtoisie.

Gagner en Italie, c'est bon pour le moral


Son équipe doit confirmer tout le bien que l'on commence à penser d'elle : "Tout le monde attend ça, moi le premier" a prévenu DD, hier avant d'ajouter qu'il ne cracherait pas sur un résultat. Lui, mieux que personne, connaît les conséquences positives d'une victoire en Italie.

En 1994, Aimé Jacquet, nommé juste après le fiasco de France-Bulgarie, obtenait, à Naples, la première victoire française en Italie depuis 1912... avec Deschamps sur la pelouse et Djorkaeff pour ouvrir le score (0-1). On dit de cette rencontre - amicale - qu'elle a marqué la naissance du groupe sacré champion du monde en 1998.