Partager l'article ! [Sam 20 Mar] Milan - San Remo, en direct à 15h00 sur Eurosport: [Cyclisme] Samedi, Milan-San Remo lance la période des classique ...
[Cyclisme] Samedi, Milan-San Remo lance la période des classiques. Au
royaume des sprinteurs, qui succèdera à Mark Cavendish, lauréat précoce et inattendu en 2009 ?
Qui dit printemps, dit beau temps, bourgeonnement, jupettes… En cyclisme, qui dit printemps, dit saison des classiques.
Comme le veut la coutume, Milan-San Remo ouvre samedi un long mois de compétition consacré aux plus belles courses d’un jour. Centenaire (101e édition), la Primavera est la plus longue de toutes. Un cortège de 298 kilomètres
exactement, avec ses «capi», ses descentes vertigineuses. La course ne débute réellement qu’au km 200, sur le bord de mer, avec l’ascension du Manie. Les montées brutes se succèdent ensuite
jusqu’à la Cipressa puis le Poggio, la dernière côte située à 6 kilomètres de l’arrivée. Rarement toutefois, celles-ci se révèlent décisives. «Depuis que la course ne finit plus sur la Via
Roma, c’est impossible d’aller seul du Poggio à l’arrivée», précise Philippe Gilbert dans La Dernière Heure. Voilà pourquoi la
Classicissima est le paradis des sprinteurs.
Un final 2009 époustouflant
Cipollini, Zabel, Freire, Petacchi, tous ont attaché leurs noms à Milan-San Remo au cours de l’Histoire. Tous y compris Mark Cavendish, lauréat surprise l’an dernier pour sa première
participation alors que l’endurante classique italienne exige une science rigoureuse du placement. «La course ne commence vraiment que là, au Capo Berta (40 km de l’arrivée). C’est le plus
dur des trois. Si, à ce moment-là, vous êtes mal, c’est fini. Le plus dur, dans la Cipressa, c’est la descente, il ne faut pas être trop derrière, ne pas se faire piéger ou devoir brûler des
cartouches pour se replacer. Tout comme il est important de bien négocier l’arrivée en bonne position au bas du Poggio, ne pas se faire enfermer et encore moins accrocher», décrit Philippe
Gilbert. Malgré son inexpérience, le sprinteur britannique avait coiffé sur le fil Heinrich Haussler, battu, on s’en souvient, d’un boyau après un sprint phénoménal, annonciateur de la future
moisson de Cavendish sur le Tour de France (6 étapes).
Cavendish en perte de confiance
Cette année, la donne est différente. Gêné par des problèmes dentaires, le prodige britannique n’a pas encore levé les bras cette saison. Il reste qui plus est sur une sévère chute à 60 km/h lors
de la dernière étape de Tirreno-Adriatico. «Je pense que ses chances sont plus ou moins les mêmes que celles de l’année dernière. Il a surpris tout le monde et en un certain sens, cela a paru
facile. On sait que cette fois, ce sera difficile. Mais il en a envie, sinon il ne prendrait pas le départ», estime son directeur sportif Brian Holm, auprès de Cyclingnews. Après tout, personne ne l’attendait en 2009. Mais la perte de l’emprise de Cavendish sur le sprint mondial entoure cette 101e édition de Milan-San Remo d’une incertitude assez excitante. Personne ainsi n’a
outrageusement dominé le sprint en ce début de saison. C’est pourquoi, selon les sondés, les favoris diffèrent.
La confirmation Boasson Hagen ?
«J’ai noté que Boonen et Pozzato étaient un petit peu au-dessus de tout le monde», remarque Fabian Cancellara, lauréat en 2008, qui cite également Flecha, Boasson Hagen, Bennati,
Scarponi, Garzelli, Petac
chi et Freire. «Pour moi, le grand favori, c’est Bennati. Ce
n’est peut-être pas le nom le plus cité mais il roule bien en ce moment, tout comme l’équipe Liquigas», annonce de son côté Tom Boonen. En forme, le Belge vise, lui, un premier succès à San
Remo. «Cette épreuve reste un challenge majeur dans ma carrière», concède le champion du monde 2005, qui peut entrer dans l’Histoire du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix en avril.
«C’est difficile pour moi d’être à 100 % ici. Je ne suis pas au meilleur de ma forme, mais je me sens mieux que l’année dernière à la même époque». A court de victoire depuis 2006, les
Italiens seront forcément à suivre. Enfin, un an après le sacre de Mark Cavendish, la Primavera pourrait confirmer l’éclosion d’un autre prodige, Edvald Boasson Hagen, déjà vainqueur à quatre
reprises en 2010.
Les 10 derniers vainqueurs :
2009 : Mark Cavendish (GB)
2008 : Fabian Cancellara (Sui)
2007 : Oscar Freire (Esp)
2006 : Filippo Pozzato (Ita)
2005 : Alessandro Petacchi (Ita)
2004 : Oscar Freire (Esp)
2003 : Paolo Bettini (Ita)
2002 : Mario Cipollini (Ita)
2001 : Erik Zabel (All)
2000 : Erik Zabel (All)
…
1995 : Laurent Jalabert (Fra)

Les principaux engagés :
HTC-Columbia (EU) : Cavendish (GB), Rogers (Aus)
Acqua & Sapone (Ita) : Garzelli (Ita)
AG2R-La Mondiale (Fra) : Bouet (Fra), V. Efimkin (Rus)
Androni-Diquigiovanni (Ita) : Scarponi (Ita)
Astana (Kaz) : Gasparotto (Ita)
Bbox (Fra) : Bonnet (Fra), Voeckler (Fra)
BMC (EU) : Ballan (Ita), Hincapie (EU)
Caisse d’Epargne (Esp) : Bruseghin (Ita)
Carmiooro (GB) : Sella (Ita)
Cervélo (Sui) : Hushovd (Nor)
Colnago (Irl) : Gavazzi (Ita)
Euskaltel (Esp) : Txurruka (Esp)
Française des Jeux (Fra) : Geslin (Fra), Vaugrenard (Fra)
Garmin-Transitions (EU) : Farrar (EU)
ISD-Neri (Ita) : Visconti (Ita)
Lampre (Ita) : Cunego (Ita), Petacchi (Ita)
Liquigas (Ita) : Bennati (Ita), Kreuziger (Rtc)
Omega Pharma-Lotto : Gilbert (Bel)
Quick Step (Bel) : Boonen (Bel), Chavanel (Fra)
Rabobank (PB) : Boom (PB), Freire (Esp)
Sky (GB) : Boasson Hagen (Nor), Flecha (Esp)
Katusha (Rus) : Pozzato (Ita)
Milram (All) : Gerdemann (All)
RadioShack (EU) : Vaitkus (Lit)
Saxo Bank (Sui) : Cancellara (Sui), A. Schleck (Lux)