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undefined[Rugby] Test-match. France / Samoa. Au Stade de France, à Saint-Denis. Convaincante contre l’Afrique du Sud (20-13), la France défie les Samoa samedi au Stade de France avec un XV remanié. L’occasion pour les «remplaçants» de se montrer avant le test face à la Nouvelle-Zélande.


COUP D'ENVOI : 18h00

C’est peut-être le test le plus difficile de la tournée. Celui, en tout cas, qui présente tous les attributs du match piège. C’est bien connu, le XV de France aime à se sublimer dans l’adversité. Le formidable succès obtenu vendredi dernier à Toulouse contre les Springboks (20-13) rappelle les victoires sur la Nouvelle-Zélande lors des Coupes du Monde 1999 et 2007 quand tout prédisposait les Bleus à se faire croquer. Fier comme un Coq n’est pas qu’une expression, c’est un état d’esprit. Qui lui a parfois joué des tours lorsqu’il dépassa le cadre nécessaire du devoir de réserve, l’infinie quête de certitudes. «Ce n'est pas un match piège. Cela va être un match difficile, on en est conscient, mais pas piège car on a vu leur match au Pays de Galles, coupe Vincent Clerc dans La Dépêche du Midi. Ce match est presque aussi important que celui contre l'Afrique du Sud et on a envie de continuer sur la même dynamique». A noter l’utilisation du «presque».


Lièvremont fait jouer la concurrence

Affronter les Samoa n’a pas le même prestige qu’un test face aux Boks ou au All Blacks, attendus dans une semaine à Marseille. D’où le danger d’un certain relâchement né du sentiment de puissance dégagé par la victoire face à l’Afrique du Sud. C’est l’une des raisons pour lesquelles Marc Lièvremont a décidé de changer tout ou presque. Sur le XV de départ, il ne reste que trois titulaires des «mangeurs de gazelles» (Clerc, Trinh-Duc, Dusautoir). «Il y a trois raisons déterminantes à ces changements. D'abord la fraîcheur physique, la crainte d'une forme de décompression psychologique ou d'un relâchement, et la plus importante, le sentiment que les joueurs sont très près les uns des autres», justifie le sélectionneur. Ainsi, la motivation des substituts n’est pas difficile à trouver : prouver qu’on a sa place pour le test contre la Nouvelle-Zélande, moment toujours symbolique dans la carrière d’un rugbyman, et qu’on peut bouleverser la hiérarchie. «Pour les Blacks, on fera la synthèse des deux matches. Si ce match contre les Samoa est abouti, et je le souhaite, ces joueurs nous poseront des problèmes pour composer l'équipe contre les Blacks. On espère avoir ces problèmes de riches», poursuit Lièvremont.


Ne pas trop en faire

Cette stratégie comporte néanmoins un risque : le désir de vouloir trop bien faire, qui va souvent de pair avec un match raté. Face à des Samoans aux grosses qualités physiques, c’est justement la tentation à laquelle il ne faut pas céder. «Il y aura des espaces, des coups à jouer mais il ne faudra pas tomber dans le rugby spectacle car on peut très vite s'essouffler. Il faudra arriver à avoir un jeu équilibré et être réaliste», prévient Vincent Clerc. Ralentir le jeu quitte à priver un Stade de France au tiers vide (les tribunes hautes seront fermées) de grandes envolées. User par le front des joueurs désormais capables de tenir 80 minutes, comme ils l’ont prouvé au Pays de Galles, faisant souffrir les Diables Rouges jusqu’à la dernière seconde (17-13), c’est aussi une forme d’intelligence de jeu. «Ils ont peu d'occasions de se réunir donc ils ont un jeu collectif en dents de scie, un peu désordonné. Mais ils sont très bons dans ce désordre et ont de grosses qualités physiques. Il faudra donc éviter les pertes de balles», ajoute Vincent Clerc. A la fois écarter le jeu pour faire courir ces gros gabarits et fatiguer un pack auquel le XV de France rendra quasiment 80 kilos (832 kg contre 911 kg), voilà en gros ce qui est demandé aux hommes de Marc Lièvremont.

Tag(s) : #Rugby

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