Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog



[Tennis]
 
Masters. 1e demi-finale. A Londres (Angleterre). A 15h15 sur Canal+ Sport :


Roger Federer (SUI) - Nikolay Davydenko (RUS)

Un court, deux sessions. Il fallait trancher, et Roger Federer est l’heureux élu. Cette programmation lui offre un triple avantage : primo, il n’a pas joué vendredi et compte donc un jour de repos supplémentaire par rapport à Davydenko. Secundo, il affronte un joueur qui a converti sa balle de match tard dans la soirée, vendredi. C’était contre Soderling, au terme d’un marathon en trois sets acharnés (7/6 4/6 6/3). Même pour l’opiniâtre Davydenko, cet enchaînement paraît insurmontable. Tertio, en cas de qualification, Federer sera à nouveau opposé, dimanche, à un finaliste qui aura achevé sa demi-finale quelques heures plus tôt. Plus que jamais, le Suisse, désormais débarrassé de Djokovic, Nadal et Murray, s’impose comme le grand favori de ce week-end décisif.

Que peut craindre le numéro 1 mondial à présent ? Un euphémisme ne suffirait même pas à qualifier le bilan famélique des deux demi-finalistes issus du groupe B, Soderling et Davydenko quand ils croisent la route du Bâlois. C’est très simple : le Russe et le Suédois, contre Federer, cumulent 24 défaites (douze chacun) pour… aucune victoire. Edifiant ! «Toute les séries finissent un jour, ça fait longtemps que je n’ai pas joué Federer. Il est plus vieux maintenant, mais moi aussi, je suis plus vieux. J’ai perdu douze fois mais j’ai toujours senti que je pouvais le battre. Ce n’est pas comme si je rentrais sur le court déjà battu», s’est rassuré le résident de Volgograd. Pas faux, car leur dernière empoignade, raccourcie par l’abandon de Davydenko, remonte à plus d’un an, à Estoril. Le dernier match mené à son terme par les deux rivaux a eu lieu au Masters de Shanghai… 2007. Une éternité. Depuis, Davydenko a changé : «J’ai fait évolué mon jeu, je monte davantage à la volée pour faire le point. Dans ce tournoi, ça m’a réussi. Je vais continuer dans cette voie. Je n’ai plus peur», a osé le finaliste malheureux de la dernière édition. Ses récents succès sur les tournois de Stuttgart, Umag et surtout Shanghai ont transformé le timoré Davydenko. Il a
appris à faire rimer abnégation avec ambition. Suffisant pour terrasser Federer ?








[Tennis]
 
Masters. 2e demi-finale. A Londres (Angleterre). A 21h45 sur Canal+ Sport :

Juan Martin Del Potro (ARG) - Robin Soderling (SUE)

 

Dimanche dernier, Del Potro avait débuté son Masters en se heurtant à une forteresse nommée Andy Murray. Plus solide que les fortifications du mur d’Hadrien, frontière de pierres construite par les Romains entre l’Ecosse et l’Angleterre, le Britannique avait déboulonné la Tour de Tandil en match d’ouverture. Lymphatique, indolent, l’Argentin, dépassé, s’inclinait après avoir saigné du nez au premier set. Jeudi soir, Del Potro pouvait bien rire à celui de son bourreau inaugural. Qualifié aux dépens d’un Murray KO sur Twitter, à la faveur d’un jeu de plus sur l’ensemble des trois matches, le Gaucho venait d’effectuer un sacré tour de passe-passe. Revenu de l’enfer dans une poule de la «muerte», l’immense Juan Martin, vainqueur du dernier US Open, fait désormais figure du carnassier qui n’a rien à perdre. Del Potro a la tête dans les étoiles selon Federer : «Actuellement, sa seule limite, c’est le ciel». Et le garçon est intelligent avec ça : «C’est dommage pour les gens qui voulaient voir Murray en demies. Mais ils verront jouer Federer, tout de même !», a modestement déclaré l’Argentin. Une astucieuse manière de se mettre une partie du public local en poche tout en se retirant le costume poisseux de nouveau favori. Bien joué.

nullEt Soderling dans l’histoire ? «Je me méfie de son excellent service», a t-il sobrement annoncé. Même le miraculé du Masters prend des pincettes pour dévoiler son plan face à l’invité de dernière minute venu du froid. Soderling, appelé à la rescousse pour suppléer Roddick, forfait, s’est incrusté à la table des grands. Et maintenant, le grand Robin veut sa part du gâteau. Réputé distant sur le circuit, arrogant avec les médias, l’homme de Tibro sortira grand bénéficiaire d’un tournoi taillé sur mesure : sur cette surface, ses aces à profusion et ses grandes claques en coup droit font merveille. En plus, il est apparu presque sympa en conférence de presse. Quelqu’un l’aurait vu sourire, cette semaine, mais ça ne s’est plus reproduit depuis. A défaut d’être un réel boute-en-train, le Suédois est en tout cas fin stratège. Vendredi soir, contre Davydenko, il est allé chercher le set qu’il lui fallait pour terminer premier et éviter Federer en demi-finales. Soderling pourrait payer cette débauche d’énergie superflue contre un Del Potro qu’il a battu une fois en deux confrontations directes. «Ca sera un gros match, Juan-Martin sert bien, il joue vite et bien, surtout en coup droit. C’est certain, je devrai jouer mieux qu’aujourd’hui pour gagner», s’est presque excusé Soderling après sa défaite. L’O2 Arena, qui abritera les deux plus gros cogneurs du Masters, devrait très vite se transformer en un ring de boxe géant…
Tag(s) : #Tennis

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :