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http://img.over-blog.com/300x240/0/31/81/38/b/fr3.jpghttp://idata.over-blog.com/0/31/81/38/a/eurosport-copie-1.jpg [Cyclisme] Après le Tour des Flandres dimanche dernier, la saison des classiques se poursuit avec un Paris-Roubaix qui s'annonce aussi alléchant qu'indécis. L'occasion de faire la revue d'effectif des principaux candidats…

 

De 12h50 à 17h00 sur France 3

De 13h00 à 17h00 sur Eurosport

 

Une fois de plus, l'enfer leur est promis, et un seul coureur connaîtra la félicité offerte par une victoire sur Paris-Roubaix, dimanche. La question étant de savoir lequel. Et au petit jeu des pronostics, deux hommes tiennent la corde. Cancellara-Boonen, Boonen-Cancellara, les deux rivaux font parler d'eux à l'approche de cette édition 2011 de l'Enfer du Nord. Leur rivalité est un peu plus exacerbée depuis le dernier Tour des Flandres. Une classique qui avait vu le Flamand impuissant face aux attaques de « Spartacus », ne lui laissant que le loisir de tenter de revenir de loin, en vain, et d'ainsi nuire à son coéquipier Sylvain Chavanel. Mais le Suisse n'avait pas pu, lui non plus, s'imposer au terme du Ronde. La faute à une tactique simple mais efficace des autres équipes, Quick Step en tête : laisser rouler le champion du monde du contre-la-montre et rester dans sa roue. Ce qui n'a pas manqué de déplaire à l'intéressé. « Je me suis battu, moi, le gladiateur, contre cinquante coureurs attachés à ma perte, déclarait le coureur Léopard-Trek à l'Equipe cette semaine. J'ai perdu la tête haute. Boonen, Ballan ou Chavanel, eux, ne peuvent pas en dire autant. J'ai lancé le sprint parce que Tom (Boonen) m'aurait repris. Et je préférais faire troisième que le voir gagner. » Et même si Cancellara évoquera plus tard une erreur de traduction de ses propos, ceux-ci n'ont pas manqué de faire réagir Patrick Lefévère. « Fabian peut dire ce qu'il veut, mais pour l'instant il n'a gagné aucun épreuve du World Tour, alors que nous avons déjà marqué une victoire, nargue le manager général de Quick Step. Nous, on n'a pas couru le Tour des Flandres pour le faire perdre, mais pour que Quick Step gagne. Ce sera pareil dimanche à Roubaix ».

Car la classique de dimanche dernier a eu un mérite, celui de faire comprendre aux autres coureurs que nul n'est invincible. Et si Cancellara s'en réjouit, estimant que cela peut contribuer à le rendre plus humain, il ne doit pas oublier que cela peut aussi enhardir les autres cyclistes. Ce n'était d'ailleurs pas un hasard si son plus gros rival, Tom Boonen, attirait cette semaine en conférence de presse l'attention sur un troisième coureur : « Depuis ce qu'il a montré au Ronde, Sylvain est désormais un des favoris pour dimanche. » « Sylvain », c'est bien sûr Sylvain Chavanel. Celui-là même qui a été privé d'un succès dimanche dernier par… Boonen, celui-ci ayant lancé la meute derrière son coéquipier. L'ancien coureur Cofidis, désormais passé en 14eme position au classement UCI et premier Français, sera l'un des hommes à surveiller. Au même titre que Nick Nuyens, vainqueur en dix jours d'A Travers La Flandre et du Ronde, ou que Mark Cavendish, pour ses grands débuts sur Paris-Roubaix. Si le Britannique ne fera pas office de favori, la faute à une tendance à briller essentiellement sur les courses se terminant au sprint (ce qui ne sera pas le cas, a priori, sur le vélodrome de Roubaix), il aura la rage de vaincre de son côté, lui qui rêve de participer à cette course depuis plusieurs années déjà.

Au même titre, aussi, qu'un certain Filippo Pozzato. Pour l'Italien, c'est presque la course de la dernière chance. Vainqueur de Milan-San Remo en 2006, le coureur de Katusha n'a plus connu la victoire depuis. L'ancien de coureur de Liquigas se paie même le luxe de se faire critiquer à la fois par ses adversaires, qui le qualifient de « suceur de roue », par son manager et par son directeur sportif, qui estiment ses résultats décevants. Pas de quoi le décourager cependant : « Paris-Roubaix est une course différente, explique le coureur de Katusha. Même dimanche dernier (38eme), je me sentais fluide sur les pavés, donc je suis confiant. Je pense que je peux bien faire à Roubaix. » Comme tous les autres coureurs. Mais il n'en restera qu'un.

Tag(s) : #Cyclisme
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