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[Cyclisme] Tour de France 2011. 14e étape : Saint-Gaudens - Plateau de Beille (168,5 km).

 

Dernière grande étape des Pyrénées avec six difficultés au programme : le col de Portet-d'Aspet, le col de la Core, le col de Latrape, le col d'Agnes, le Port de Lers et l'arrivée au Plateau de Beille. Ce sont des cols qui n'ont pas la notoriété de l'Aubisque ou du Tourmalet, mais l'accumulation des difficultés fera naître une belle étape. Tous ceux qui se sont imposés au Plateau de Beille ont remporté le Tour cette année-là. 

  

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Résumé de la dernière étape :

Il a gagné :
N’en croyant pas ses yeux sur la ligne d’arrivée, Thor Hushovd a vu la Vierge à Lourdes ! Le Norvégien avait déjà remporté des sprints massifs, un prologue, des contre-la-montre par équipes sur le Tour de France mais jamais une étape de montagne. Quoi de plus normal quand on a un physique de déménageur. C’est pourtant bien le Norvégien, auteur d’une descente remarquable dans l’Aubisque, qui a damé le pion à Jérémy Roy et David Moncoutié dans les Pyrénées. «J'ai très bien joué tactiquement. C’est la plus belle de mes victoires sur le Tour», reconnaît le champion du monde. Comprenant qu’il ne régnerait plus dans les sprints massifs, il a fait évoluer ses méthodes d’entraînement depuis quelques temps. En voici les fruits. Cela faisait 9 ans qu’un maillot arc-en-ciel ne s’était pas imposé sur le Tour (Oscar Freire en 2002). Maillot Jaune pendant 7 jours lors de la première semaine, Hushovd enlève par ailleurs sa 11e victoire d’étape (la 9e individuelle) sur la Grande Boucle. Il en a remporté au moins une à chaque édition depuis 2006. Impressionnant.  
La journée des favoris :
Il faudra attendre samedi et le Plateau de Beille pour porter un nouveau jugement sur les leaders. Logiquement, aucun n’a pris la responsabilité d’attaquer sur l’Aubisque, qui était situé à 40 kilomètres de l’arrivée. Difficile donc de savoir ce qu’il en est exactement d’Alberto Contador, même si son attaché de presse s’est voulu rassurant vendredi matin. «Il se sent mieux». Personne ainsi n’a été mis en difficulté, excepté un Andreas Klöden au bout du rouleau. Lourdement tombé sur le dos dimanche dernier, puis encore par terre jeudi, l’Allemand a décroché dès les premiers kilomètres et rangé son dossard. RadioShack ne comprend plus que cinq coureurs en course. Quant à Andy Schleck, il s’est chargé de faire la police en tête du peloton.
La journée des Français :
Décidément, ça ne veut pas sourire. La première victoire d’étape française attendra encore. Jérémy Roy (3e) n’a pourtant rien à se reprocher. Infatigable, le coureur de la FDJ s’est échappé pour la 5e fois. Il ne lui a manqué cette fois-ci que 3 kilomètres. «J’étais à deux contre un, avec en plus un vent de face. Il aurait fallu un miracle pour que je gagne, mais il n’y en a pas eu cette fois-ci». Un miracle, ou bien un coup de main de David Moncoutié (2e). Le grimpeur de Cofidis, sûr d’être battu par Thor Hushovd, n’a pourtant attendu que les dix derniers kilomètres pour arrêter de rouler, avant de faciliter le contre du Norvégien. «Il y avait une victoire d’étape sur le Tour en jeu», se défend le Lotois. Tranquille au sein de son équipe, Thomas Voeckler passera une nouvelle journée en jaune samedi. Prêt pour la bagarre. 

 

Jérérmy Roy

Tag(s) : #Cyclisme
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