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canal+ sport [Foot] Copa America 2011. Match pour la 3e place. Pérou / Venezuela. A La Plata (Argentine).

 

La petite finale oppose souvent deux équipes déçues et démobilisées pour avoir manqué le grand rendez-vous. Ce ne sera pas le cas à La Plata, car les deux sélections qui se disputent une place sur le podium sont ravies d'être là. Aussi bien le Pérou que le Venezuela, promis au début de la Copa America à une élimination rapide, auraient signé sans hésiter pour l’obtention d’un tel classement. Cette petite finale est donc pour eux la preuve des progrès réalisés et s’ils peuvent avoir quelques regrets, ils sont surtout fiers de finir devant les deux géants que sont l'Argentine et le Brésil.

La surprise vénézuélienne

La petite finale ne sera donc pas une formalité pour ces deux formations, à commencer par le Venezuela, passé très près de l'exploit face au Paraguay car il ne s'est incliné qu'aux tirs-au-but, après avoir dominé son adversaire. Le Venezuela, qui n'avait jamais accédé aux demi-finales et qui n'a jamais joué une Coupe du monde, voit dans cette performance un énorme encouragement en vue des éliminatoires pour le Mondial 2014.

Sous la houlette du jeune (38 ans) entraîneur Cesar Farias, surnommé « le Mourinho vénézuélien », la sélection au maillot « vin rouge » espère quitter la compétition sans la moindre défaite, trois mois avant le début des éliminatoires qu’elle abordera avec un moral en hausse. Fort d’un collectif qui mêle cadres confirmés et jeunes pleins de promesses, le Venezuela pourra pour la première fois envisager de se qualifier pour le Mondial 2014, d’autant que l’Amérique du Sud gardera son quota de quatre places et demie mais avec une équipe du Brésil qualifiée en tant que pays organisateur, ce qui revient à libérer une place supplémentaire pour les dix pays sud-américains.

Le Pérou redevient le Pérou

Son adversaire du jour a certes une histoire beaucoup plus riche, mais depuis trois décennies le Pérou n'est plus le Pérou. Il a fallu l'arrivé aux commandes du magicien Sergio Markarian pour doter cette équipe de la rigueur et l'ambition qui lui manquaient.
La tradition péruvienne d’un jeu très technique mais parfois brouillon s’est enrichie d’une meilleure organisation tactique. Et Markarian a su gérer un groupe réputé dissipé et indiscipliné, avec de nombreuses affaires d’écarts nocturnes qui ont touché certains de ses cadres ces dernières années.

Privé dès le début du tournoi de ses deux stars de la Bundesliga, Jefferson Farfan et Claudio Pizarro, le Pérou, loin de se trouver affaibli, semble en avoir profité pour bâtir un groupe plus soudé. Certes, les prestations péruviennes n’ont pas été flamboyantes, avec un milieu très dense placé devant la défense et des attaques très sporadiques, mais les résultats ont fait remonter le moral d’une équipe qui rêve à nouveau à la Coupe du monde, près de trente ans après sa dernière participation en 1982. 
 

 

Tag(s) : #Foot
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