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undefined[Rugby] Coupe du monde 2011. 2e demi-finale. Nouvelle-Zélande / Australie. A Auckland (Nouvelle-Zélande).

 

La demi-finale de la Coupe du monde entre la Nouvelle-Zélande et l'Australie, dimanche à l'Eden Park d'Auckland, va proposer aux deux équipes un défi total avec trois dimensions majeures: physique, tactique et mentale.
 
 
DEFI PHYSIQUE: PUISSANCE ET MOUVEMENT
 
Les deux équipes ont bâti leur réputation sur un jeu de mouvement qui demande un gros investissement physique, de la vitesse et une grande précision, en attaque comme en défense. Il nécessite aussi un contrôle du ballon qui passe par une lutte farouche dans les mêlées ouvertes pour en garder la possession, pouvoir maîtriser sa libération et imposer son rythme au jeu. Les deux équipes excellent dans l'art de "gratter" le ballon avec notamment Rocky Elsom et David Pocock côté australien; Richie McCaw et Kieran Read côté néo-zélandais.
 
Outre les incertitudes sur la présence de certains joueurs (McCaw et l'arrière australien Beale notamment), la faculté de récupération de l'ensemble de l'effectif après cinq matches sera capitale. Les Wallabies ont notamment connu un match très éprouvant le 9 octobre face aux champions du monde Springboks (11-9) en quart de finale. Mais l'entraîneur Robbie Deans a assuré que ses joueurs "ont bien récupéré et se sont bien préparés".
 
 
DEFI TACTIQUE: BON PIED, BON OEIL
 
"On verra de la bonne défense des deux côtés, de la bonne attaque aussi parce que ce sont deux équipes qui manient le mieux ballon au monde, et il y aura aussi du bon jeu au pied. Après, où ? Quand ? Comment ? C'est aux joueurs de maîtriser ces choix. C'est ce qui fait le sel de ces défis: le bon choix au bon moment et la précision de son exécution", résume Robbie Deans.
 
Les Australiens s'appuieront sur leur charnière habituelle formée du clairvoyant Will Genia et de l'imprévisible Quade Cooper, qui s'est montré très maladroit dans la gestion du jeu en quart de finale. "Il faudra jouer mieux au pied, a notamment prévenu Deans. (contre les Springboks) On a joué au pied dans de mauvaises situations et mal. Il faudra être plus efficace".
 
Les All Blacks débuteront, eux, pour la première fois de la compétition avec une charnière Piri Weepu - Aaron Cruden, fruit de forfaits en cascade au poste d'ouvreur (Carter, Slade). Les deux joueurs se connaissent bien pour évoluer ensemble aux Wellington Hurricanes. "Maintenant que Dan (Carter) n'est plus là, Weepu a une responsabilité accrue pour diriger le navire et prendre le jeu à son compte, mais ça ne le dérange pas", souligne l'entraîneur Graham Henry. En grande forme, le N.9 aura la charge de mettre en confiance Cruden.
 
 
DEFI MENTAL: UNE PRESSION HORS DU COMMUN
 
Les deux camps sont peuplés de grands compétiteurs, mais la pression de cet événement est considérable. Pour les All Blacks, qui n'ont plus atteint la finale de la Coupe du monde depuis 1995, c'est LA marche à ne pas rater pour pouvoir espérer décrocher sur leur sol un deuxième titre après celui de 1987. Devant leur public, ils ont l'occasion de tordre le cou à leur réputation d'équipe qui craque au moment décisif. Symbole de cette motivation, Graham Henry a confié que ses joueurs s'étaient montrés "plus calmes cette semaine".
 
Les deux équipes nourrissent une certaine animosité incarnée par Quade Cooper, natif de Nouvelle-Zélande mais qui joue pour l'Australie et qui s'est mis à dos tout un pays en s'en prenant régulièrement depuis un an à l'icone Richie McCaw lors des confrontations entre les deux nations. Le sang-froid et la discipline pourraient donc être décisifs.
 

Source RTLSport.be

Tag(s) : #Rugby
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